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« La guerre à la drogue ne peut pas être gagnée parce que c’est une guerre contre la nature humaine. » (Sir Keith Morris, ancien ambassadeur du Royaume-Uni en Colombie)
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Depuis l’intervention américaine en Afghanistan, le scénario était tout trouvé. L’opium finançait les talibans, qui protégeaient Ben Laden. Une appellation, sobre mais efficace, avait même été créée pour le prouver: narcoterrorisme. L’éradication par la force contribuait donc à la guerre mondiale au terrorisme. Seulement voilà, depuis cinq ans et malgré l’obstination occidentale, Etats-Unis en tête, c’est le scénario inverse qui semble se produire et la production atteint des niveaux historiques. «Lancés et financés principalement par les Etats-Unis et le Royaume-Uni, les projets de suppression accélérée de l’économie de l’opium risquent de compromettre la sécurité alimentaire des producteurs et de déstabiliser les transitions vers une économie de paix», avance ainsi, dans un article paru la semaine dernière dans
Des conclusions largement appuyées, en termes plus feutrés, par le récent rapport de la Banque mondiale et de l’ONUDC (Office des Nations unies contre la drogue et le crime) sur «l’Industrie afghane de la drogue»: «Alors que l’industrie de la drogue constitue en elle-même une sérieuse menace envers la reconstruction de l’Etat, des politiques antidrogues mal considérées peuvent s’avérer contreproductives en termes de gouvernance, risquant d’exacerber les difficultés actuelles», écrivent les deux institutions. Selon elles, les récents efforts d’éradication ont eu des «effets secondaires indésirables»: elles ont été vecteur de corruption, leur impact a été ressenti surtout par les plus pauvres et le gouvernement y a perdu de
Alors que faire ? D’abord rester modeste: «Les attentes sur ce qui peut être accompli dans le court terme doivent rester raisonnables.» Mais surtout «la conception et la mise en pratique des efforts antidrogues doivent intégrer les dommages collatéraux : baisse de revenue pour les pauvres, accès réduit à la terre et au crédit, hausse des dettes liées à l’opium, baisse de la demande globale dans le monde rural et baisse de soutien pour le gouvernement dans ces mêmes zones». Concrètement, pour Alastair McKechnie, directeur de la Banque mondiale en Afghanistan, «les efforts pour décourager les fermiers de planter de l’opium devraient être concentrés dans les localités où la terre, l’eau et l’accès à un marché font que des modes de développement alternatifs sont envisageables. Les programmes de développement ruraux sont nécessaires dans tout le pays. Ils ne doivent pas se concentrer dans les zones de production d’opium afin de prévenir toute extension des cultures».
Des politiques bien loin de la guerre à la drogue qu’entendent aujourd’hui encore livrer les Occidentaux en Afghanistan. Avec le succès que l'on s
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Alors que la science s'épuise à mettre au point un vaccin contre la cocaïne et que le gouvernement affirme vouloir offrir plus de places de cure aux dépendants, une amie journaliste soucieuse d'alimenter ce blog en informations décisives m'a fait parvenir LA solution contre la toxicomanie.
Elle était pourtant là, à ma portée, page 129 du livre d'Angel Adams, "Par le pouvoir du Coeur-Sacré de Jésus" (sorti le mois dernier) au chapitre pourtant clairement intitulé "Pour protéger une personne du danger de la drogue" (car Dieu merci, Angel Adams exclut d'emblée qu'aucune de ses ouailles ne puisse avoir elle-même succombé à une autre substance coupable que le vin de messe).
Voilà donc la recette (les liens renvoient aux pages Wikipedia correspondantes pour ceux qui, comme moi, manqueraient de culture catholique romaine). Prévoir un peu de temps tout de même :
1 - "Faites le signe de croix" (jusque-là, facile).
2 - "Récitez le Confiteor."
3- "Récitez le Notre Père" (moins dur).
4 - Puis lire le texte (de deux pages) qui suit et dit, entre autres, ceci: "Ô Coeur-Sacré de Jésus, vous ayant confessé ma faute, j'ose obtenir de vous la grâce que je vous demande aujourd'hui. Je vous supplie, dans votre immense bonté, de sauver X... (nommez la personne, sic) des dangers de la drogue, ce poison que Satan et ses acolytes inoculent à nos enfants." Suivent d'autres incantations: "Ô Coeur-Sacré de Jésus, ayez pitié de X... et ne permettez pas à l'ennemi du genre humain de corrompre votre enfant." etc, etc. Avant de se conclure ainsi : "Ô Coeur-Sacré de Jésus, soyez le rempart entre X... (nommez la personne, resic) et le mal et sauvez-le, je vous en supplie, avec toute la force de mon âme, des dangers de la drogue." (Ca c'est envoyé!)
5- "Lisez le Gloria in excelsis Deo" (plus technique).
6 - Récitez le Notre Père trois fois.
7 - Récitez le Je vous salue Marie, trois fois.
Et voilà. Le président afghan Karzaï et son jihad contre l'opium et Narconon et sa croisade scientologique contre la drogue dans le XVIIIe n'ont qu'à bien se tenir, le Coeur-Sacré de Jésus, lui, veille vraiment sur les toxicos.
(La direction de Drogues News décline toute responsabilité en cas d'échec de cette recette miracle...).
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