Mardi 17 avril 2007
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L'Etat canadien fait du deal. Soit. Mais non content de dealer, il pratique des marges bénéficiaires qui auraient fait rougir de honte Pablo Escobar. De quoi s'agit-il? Depuis 2000, Santé Canada, le ministère canadien de la Santé, est engagé dans un programme de distribution de cannabis thérapeutique à certains malades. Pour ce faire, il a signé avec une société privée, Prairie plant systems, un contrat de 5,75 millions de dolars canadiens pour lui fournir de l'herbe en quantité pendant cinq ans. Herbe cultivée dans une ancienne mine du Manitoba. Aujourd'hui, 1700 patients sont autorisés à consommer du cannabis thérapeutique au Canada. La majorité autoproduit.Seulement voilà, en refaisant leurs petits calculs (et en faisant déclassifier des documents), certains administrés ont réalisé ce week-end que l'Etat paie le kilo d'herbe très exactement 328,75 $ et le revend... 5000$. Soit une marge de 1500%. Même si, comme l'a rappelé un porte-parole du ministère, Santé Canada a des faux frais liés à ce programme, il y a encore de quoi faire rêver tous les petits dealers de Vancouver. Lesquels revendent tout de même l'herbe deux fois plus cher que le gouvernement: environ 10$ le gramme, contre 150$ le sachet de 30 g pour Ottawa.
Et l'avenir s'annonce radieux: le contrat de Prairie plant systems a été renouvelé fin 2006, alors que le marché connaissait une croissance de 80% par an. Et les autorisations d'autoproduction pourraient être retirées, plaçant de facto Prairie Plant Systems en situation de monopole.
Le Canada aurait-il trouvé là un moyen révolutionnaire de combler le trou de la Sécu?
Par Arnaud Aubron
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Publié dans : drogues
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"Dans la rue, le prix de la cocaïne a augmenté de 19% entre février et septembre 2005. La pureté a baissé de 15% sur la même période, triomphait en novembre 2005 le "Tzar" antidrogues américain. Une nouvelle preuve que le plan Colombie et nos efforts équilibrés face au problème international des drogues font reculer ce problème." Dix-huit mois plus tard, l'ambiance est nettement moins à l'euphorie à l'
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