« La guerre à la drogue ne peut pas être gagnée parce que c’est une guerre contre la nature humaine. » (Sir Keith Morris, ancien ambassadeur du Royaume-Uni en Colombie)
Probablement ému par le sort d'un champion national de fléchettes malchanceux condamné par sa fédération pour avoir fumé du cannabis (Drogues News du 1er décembre), le ministre britannique des Sports préconise que, pour les JO de Londres de 2012, les athlètes ne soient plus bannis pour consommation de drogues récréatives. Et propose donc de retirer le cannabis des substances dopantes. En effet, argumentait hier Richard Caborn devant une commission scientifique du Parlement, la vraie menace sur l'esprit olympique ne viendrait pas de quelques pétards fumés pour fêter une victoire mais des techniques de dopage plus efficaces et plus au goût du jour, comme l'hormone de croissance ou les manipulations génétiques. "Notre rôle n'est pas de policer la société. Notre rôle est d'éradiquer la tricherie du sport", a précisé le ministre (lire l'article du Evening Standard). Avant d'exclure également de poursuivre pénalement les athlètes convaincus de dopage aux jeux de Londres. | Décembre 2009 | ||||||||||
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La réponse est contenue dansla question. Peut-on réellement être pour ou contre "la" drogue ? D'abord "les" drogues sont multiples dans leurs effets, leur nature, leur statut légal. Ensuite, elles ont existé, elles existent et elles existeront toujours. "Il n'y a pas de société sans drogue", comme a fini par le reconnaître la Mildt en 1998. Et ce quel que soit le type de législation mis en place. Aujourd'hui en France, les drogues les plus destructrices en termes de vies humaines sont parfaitement légales : le tabac et l'alcool. Tandis que l'on risque la prison pour avoir vendu du hasch qui n'a encore jamais tués personne (à part au volant). On voit bien là que le statut légal d'une drogue est détaché de son caractère dangereux ou non.
Une fois que l'on accepte cela, comment justifier la répression? Comment justifier que nos propres enfants puissent être arrêtés voir emprisonnés et ce alors que l'on sait que le statut légal des drogues ne change quasiment rien à leur consommation.
Je crois que si l'on consacrait autant de moyens aux soins et à la prévention que l'on en consacre à la répression, la santé publique et la paix sociale en sortiraient gagnantes. Je crois enfin que la "guerre à la drogue" que mènent la plupart des pays, dont la France, a des motivations bien plus politiques que sanitaires.
Pour conclure je citerais ce que l'on appelle le "paradoxe de Marks", du nom d'un psychiatre anglais pionnier de la réduction des risques :
« La dépendance se structure le plus généralement sur un cycle d'une durée moyenne de dix ans. Puisque les toxicomanes se défont de leur toxicomanie en dépit des docteurs et des policiers et non grâce à eux, la meilleure intervention possible consiste à les maintenir en bonne santé, non-délinquants et vivants jusqu'à ce qu'ils s'en défassent au terme de ce cycle d'environ dix ans. Ceci ne veut pas dire que pendant les années de maintenance il faille renoncer à persuader les patients de laisser tomber leur usage de drogue. »
une décision sage et raisonnée, puisque l'on peut douter que le cannabis soit une substance dopante, comme l'alcool.
bien que certains effets du cannabis comme la dilatation des bronches peuvent aider un sportif enfin il y a mieux pour courrir plus vite :\
De manière générale, le cannabis permet tout de même de supporterla pression. Peut-être la raison pour laquelle certains sportifs de haut niveau ou personnes exerçant des professions stressantes en consomment beaucoup. Certains sportifs disent même qu'un tout petit peu d'herbe juste avant un match permet de garder la tête froide. Mais la plupart en consomment probablement tout simplement en faisant la fête. Quoi qu'il en soit, cela ne concerne pas réellement les instances sportives. Il est évident que ce problème est plus que secondaire comparé aux réelles techniques d'amélioration des performances, qui devraient seules inquiéter les autorités du sport.