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Vendredi 12 janvier 2007 5 12 /01 /2007 03:14

«Le patriarche», Lucien Engelmajer, fondateur d’une association d’aide au sevrage des toxicomanes, a été condamné mardi à cinq ans de prison et 375000 euros d’amende par le tribunal correctionnel de Toulouse pour travail dissimulé et abus de biens sociaux.

Jean-Paul Séguela, ex-conseiller de Pasqua pour les affaires de toxicomanie, qui aurait profité des largesses du Patriarche, a été condamné à trois ans de prison dont un avec sursis et 50 000 euros d’amende. Un seul des quinze autres prévenus a été relaxé.

Reste un responsable de premier plan qui s’en sort bien: l’Etat. Car, comme l’a rappelé le procureur, si le Patriarche s’est révélé être «une secte qui a exploité sans vergogne» ses pensionnaires «pour construire un empire colossal», les autorités publiques le savaient depuis longtemps mais n’ont rien dit… tant que le Patriarche prenait en charge une population qu’elles n’étaient pas prêtes à assumer. Et pour une somme modique.

Quoi qu’il en soit, sa condamnation ne devrait pas trop perturber Lucien Engelmajer, en fuite au Belize et encore poursuivi en France pour viols.

Par Arnaud Aubron - Publié dans : drogues
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Commentaires

Aprés avoir été encensé pendant des décennis ,il était temps qu'il plonge ! Je ne pense pas qu'on savait qu'il s'agissait d'une organisation sectaire ,aucune voix ne s'élévait contre lui pas même celles d'autorité en la matière et parfois concurents médiatiques !
Commentaire n°1 posté par wolfy le 12/01/2007 à 20h40
En effet, les critiques semblent avoir rencontré très peu d'écho. Mais comme je le rappelais dans mon premier post sur le sujet, les personnes qui s'intéressent à la question avaient de sérieux doutes depuis longtemps. Les premières plaintes pour violence remontent à la fin des années 70. A la suite d'une enquête de l'Igas de 1985, il avait été envisagé de lui retirer les subventions publiques. Enfin, quand Séguéla est devenu l'interlocuteur officiel d'Engelmajer au gouvernement, il savait parfaitement qu'il était lui-même corrompu, ses collaborateurs à l'Intérieur ne devaient pas être dupes. Mais, encore une fois, si personne n'a rien dit, c'est que le gouvernement n'avait pas de solution de rechange. Si le Patriarche fermait, qui se serait occupé de tous ces toxicos et à quel prix pour les pouvoirs publics? Le Patriarche était très peu cher et discret. Et puis qui se souciait d'eux dans les années 70-80 ? L'Etat n'aurait peut-être pas fermé les yeux de cette manière si la population concernée avait été autre.
Réponse de Arnaud Aubron le 13/01/2007 à 11h16
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