Présentation

In Google English

 

 

S'abonner au fil

  • Flux RSS des articles

Recherche

Mercredi 31 janvier 2007 3 31 /01 /2007 23:03
Dans la catégorie n’ayons pas peur du ridicule, le secrétaire d’Etat américain adjoint, Richard Boucher, a déclaré hier à Berlin à l’AFP, en marge d’une conférence sur la reconstruction de l’Afghanistan: «L’opium comptait pour un tiers de l'économie afghane en 2005, mais, selon nos informations, son importance décroît.» Belle preuve d'optimisme, immédiatement tempérée (car le ridicule ne tue pas mais quand même): «Cela est certes important mais ce qui compte pour le reste du monde, c'est le volume d'opium sortant d'Afghanistan, or il est à l'heure actuelle encore considérable. Nous avons encore un long chemin à parcourir.»
Résumé des épisodes précédents: en septembre, l’ONU a évalué à 6100 tonnes la production d’opium afghan, soit une augmentation de pas moins de 50%. Et Kaboul vient de refuser, malgré les pressions de son allié américain, la fumigation des champs de pavot (Drogues News du 29 janvier). Autant dire que le front afghan n'est pas précisément le bon élève de la guerre à la drogue américaine. Et que les stratèges de Washington ont dû gamberger longtemps avant de trouver un message positif à essayer de faire avaler aux médias. Car même à imaginer que la part relative de l’opium ait effectivement reculé dans l’économie globale (ce qui implique tout de même un taux de croissance afghan supérieur à celui de la Chine en 2006…), les propos du secrétaire d’Etat adjoint sont d’un optimisme qui, vu les circonstances, confine à la fumigation d’opinion publique.
Par Arnaud Aubron - Publié dans : drogues
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Retour à l'accueil
Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus