« La guerre à la drogue ne peut pas être gagnée parce que c’est une guerre contre la nature humaine. » (Sir Keith Morris, ancien ambassadeur du Royaume-Uni en Colombie)
Patron de PME,
Quels sont vos rapports avec les autorités françaises ?
Nous avons subi les pires persécutions (trois personnes en prison durant plus de vingt jours). Après une instruction qui a duré trois ans, un premier procès a eu lieu, sous les hospices de la chasse aux sectes. Nous avons été condamnés à huit mois de prison avec sursis, pour «trafic international et utilisation de stupéfiants», alors que l’ayahuasca n’était pas sur la liste des stupéfiants!
Nous avons fait appel et gagné. La justice reconnaissait enfin que l’ayahuasca n’était pas interdite! Notre répit aura été de courte durée car trois mois après, le ministère de la Santé procédait au classement des principales composantes de l’ayahuasca! Une décision politique qui n’a rien à voir avec la santé publique! Le Santo Daime est une religion chrétienne, qui utilise l’ayahuasca comme sacrement. Interdire l’ayahuasca, c’est interdire une religion, puisque notre sacrement est inséparable de notre rituel. Nous sommes donc devant un cas de violation de la liberté de conscience! De violation des droits de l’homme!
Vous avez déposé un recours au Conseil d'Etat...
Il s’agit d’un abus de pouvoir et d’une profonde injustice mais nous utilisons des moyens pacifiques pour contrer les calomnies qui sont propagées au nom de la santé publique! Nous faisons à nouveau appel pour que, avec les autorités, nous puissions harmoniser notre pratique religieuse avec les impératifs de santé publique! Nous sommes partisans d’une réglementation afin d’éviter les utilisations inadéquates de l’ayahuasca et de la voir pervertie, comme de nombreuses autres plantes sacrées!
Pour être entendu, faut-il organiser une manifestation dans les rues de Paris de tous les amis européens des plantes sacrées qui sont médusés par l’attitude rétrograde des autorités Françaises?
Des membres du collectif Meyaya, organisateur de stages iboga, ont été mis en examen la semaine dernière. Comment expliquez-vous ce soudain intérêt des autorités?
Nous remarquons que ce «soudain intérêt» intervient à un moment crucial de notre recours! Je mets donc en garde contre les amalgames, que ne manqueront pas de faire les prohibitionnistes pour affirmer la dangerosité des plantes enthéogènes et réclamer leur prohibition! Ce n’est ni l’iboga, ni l’ayahuasca qui sont dangereux, mais les apprentis sorciers qui les utilisent sans aucun respect des règles de la tradition qui enseigne leurs usages. Prohiber ces plantes sacrées c’est porter atteinte aux droits de l'homme et les jeter dans l’enfer du trafic, donc les diaboliser.
La mission interministérielle contre les sectes pointe les risques de dérives du «néo-chamanisme» en France…
Les membres de la Miviludes n’ont jamais tenté de rentrer en contact avec moi. Ils fondent leurs jugements sur des cas discutables qui frôlent le ridicule. Il n’a jamais été constaté de cas mortel dû à l’ayahuasca utilisée dans un cadre rituel! Si on veut vraiment savoir ce qu’est l’ayahuasca, il faut venir la boire! Ils pourraient au moins tenter de parler avec nous. L’ayahuasca est un breuvage sacré, la comparer à une drogue est d’une imbécillité sans nom! Nous sommes des gens sérieux, bien intégrés dans la société et nous voulons la liberté de pratiquer notre culte. Nous ne faisons aucun prosélytisme, mais celui qui frappe à la porte est le bienvenu!
Que représente le Santo Daime hors du Brésil?
Il existe désormais à travers le monde un grand mouvement de légalisation des plantes sacrées utilisées à des fins religieuses. Récemment, la Cour suprême des Etats-Unis a légalisé l’utilisation de l’ayahuasca à des fins religieuses. En Europe, le Santo Daime est désormais bien implanté. Sa pratique a déjà été légalisée en Hollande et en Espagne. Dans les autres pays européens, les autorités ont été informées par les groupes eux-mêmes de leur existence et ils continuent de se développer de façon harmonieuse.
En France, il est présent depuis à peu près vingt ans et environ 500 personnes ont, au moins, fait l’expérience de son rituel sur le territoire français, sans compter les personnes qui l'utilisent de façon différente.
Aujourd’hui, la peur domine, mais il reste tout de même une poignée de fidèles obligés de s’exiler pour pratiquer leur religion. En ce qui me concerne, je maintiens de façon virtuelle le Centro livre do Ceu de Paris, actuellement fermé en raison de la situation mais appelé à accueillir à nouveau les personnes intéressées par le Santo Daime, après la reconnaissance de notre sacrement par les autorités.
Et si votre recours était rejeté ?
Le Santo Daime est ma voie spirituelle et je vais continuer sur ce chemin, même si je dois m’exiler! En cas de réponse négative du Conseil d’Etat, il restera la cour de Justice européenne… Nous allons aussi commencer un travail de relations publiques auprès des élus. C’est quelque chose que je peux continuer à faire... même en exil!
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a plus
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un adepte français , de mes amis, exilé en andalousie vient de me transférer un mail qu'a envoyé C.Bauchet à tout ses contacts...
je vous paste© la fin du courriel:
"Ce site est interactif,aussi n'hésitez pas à faire vos commentaires afin de montrer votre soutien et votre indignation face à une administration aveugle et sourde!
Merci de faire circuler au maximum cette info à vos amis....Cet article vient au bon moment pour nous faire entendre !
Soutenez nous aussi en adhérant à l'association "liberté du Santo Daime" Consultez notre site ou figure les modalités d'ahésion : http://libertedusantodaime.free.fr/ "
Malheureusement, en effet, certains journalistes se sont laissés aller à donner des informations sans les vérifier (certains se contentant, pour aller plus vite, de copier ce qu\\\'écrivait le voisin... drôle de façon de concevoir son métier. On a vu ce que ça peut donner parfois, comme dans le cas du beau-père du petit Julien, visiblement innocenté... mais mort ! D\\\'ailleurs, aucun policier ni aucun journaliste ne sera mis en examen pour avoir conduit quelqu\\\'un au suicide, et pourtant...). Or il me paraît important de RETABLIR LA VERITE, ayant une sainte horreur de l\\\'injustice et du mensonge quel qu\\\'il soit.
Mais d\\\'abord, au nom du Bwiti (iboga) et du Santo Daime (ayahuasca), PRATIQUES EXTREMEMENT SACREES QUI EN TEMPS NORMAL NE SONT PAS DU TOUT SECTAIRES AU SENS OU ON L\\\'ENTEND EN FRANCE MAIS QUE CERTAINS DETOURNENT abusivement, je voudrais d\\\'abord m\\\'excuser auprès de la famille de cette jeune personne décédée : vous avez perdu un enfant, un frère... votre douleur doit être grande, permettez-moi de m\\\'y associer du plus profond de mon coeur. Mais soyez sûr que ni l\\\'iboga ni le bwiti ne sont en cause dans cette histoire, malheureusement.
Beaucoup de mensonges vont circuler sur ces plantes et ces pratiques sacrées, que j\\\'ai tour à tour essayées DURABLEMENT et sur lesquelles j\\\'ai fait une enquête, je me permets donc de savoir, je pense, à peu près de quoi je parle... contrairement à d\\\'autres. Et D\\\'ETRE EN MESURE DE PORTER EN TOUTE LUCIDITE UN REGARD CRITIQUE MAIS JUSTE. Et croyez moi, je ne suis pas tendre, au contraire, avec tous les comportements déviants (y compris de certains pratiquants habilités à soigner, mais humains... et on sait que l\\\'homme est loin d\\\'être parfait, mais pas seulement en matière de médecine traditionnelle) et tous LES APPRENTIS GUERISSEURS qui sévissent en France, certains ne s\\\'intéressant qu\\\'au pouvoir et à l\\\'argent (trop, et comme le dit Claude Bauchet à juste titre, ce sont ces pratiques qu\\\'il faut réglementer de toute urgence, et non pas ceux qui défendent leur religion avec ferveur et le plus honnêtement du monde, dans un cadre strictement réglementé - les règles du Santo Daime et du Bwiti sont très strictes - et ça, c\\\'est vraiment une histoire d\\\'individus, qui ne peut se juger que cas par cas). Certains croyant bien faire (mais comme dans le bwiti il est dit que rien n\\\'arrive au hasard, puisque ces derniers croient à cette tradition, je les invite à réfléchir à tous ces événements, et à ne pas se contenter d\\\'accuser la justice - qui, c\\\'est vrai, ça a été maintes fois prouvé, n\\\'a pas toujours raison -, les laboratoires pharmaceutiques et les lobbies en tous genres, qui eux aussi ne pensent qu\\\'au fric et que ça arrange bien de se débarrasser d\\\'une plante QUI SOIGNE GRANDEMENT certains états dépressifs ou certains drogués, etc). Bref, posons nous, tous, les uns et les autres, les pour et les contre, les bonnes questions... C\\\'est ce que je nous souhaite à tous aujourd\\\'hui.
Quoi qu\\\'il en soit, à cette date, seul le tradipraticien Mallendi est encore en prison, et ça me chiffonne. Ne connaissant pas tous les détails de cette incarcération, je préfère m\\\'en tenir à quelques questions et au rétablissement de certaines vérités. Il est donc encore en prison : mais pourquoi, puisqu\\\'il n\\\'était pas là le jour du décès ? Ni lui ni ses deux assistants mis en cause, d\\\'ailleurs. Tous trois étaient au Gabon à la même période, et nombre de personnes pourraient en témoigner, évidemment ! De la même façon, on a volontiers pu lire que ce décès avait eu lieu dans le cadre d\\\'un séminaire, autrement dit d\\\'une veillée bwiti. Que je sache, ENCORE FAUX. Dernier point : si j\\\'en crois certains de ces articles, les autorités qui mettent en cause l\\\'iboga diraient que pris au Gabon avec des tradipraticiens et donc des médecins traditionnels, dans le cadre du bwiti, cette plante - EXTREMEMENT SACREE je tiens à le rappeler - ne serait pas dangereuse : mais alors pourquoi garder en prison LA personne la plus à même de donner cette plante... puisque autorisée à le faire dans son pays, même si certaines personnes s\\\'amusent déjà à faire croire le contraire, par médisance ?
POUR CONCLURE... il y aurait tant à dire. Merci de continuer votre enquête en profondeur.
Aurais-tu plus d'infos sur ce point ? J'ai écrit à Meyaya, mais pas de réponse.
"pourquoi garder en prison LA personne la plus à même de donner cette plante... puisque autorisée à le faire dans son pays, même si certaines personnes s\\\'amusent déjà à faire croire le contraire, par médisance ?"
J'ai bien peur qu'il ne s'agisse là que de la cruauté de la justice ordinaire, qui fait que l'étranger est considéré comme n'ayant pas assez de garanties de représentation et que les juges décident donc de le maintenir en détention afin qu'il ne s'évanouisse pas dans la nature.
http://libertedusantodaime.free.fr/
Bonjour,Je suis Claude Bauchet.Suite à un e-mail que j'ai fait circuler pour faire connaitre cet interview et sur lequel j'indiquais, l'occasion de nous faire entendre et sur la proposition d'adhérer à l'association Liberté du Santo Daime, je souhaite préciser ceci : A part quelques personnes bien motivées sur le sujet, je pense que peu de personnes, ici en France, connaissent notre histoire, pour laquelle je souhaite défendre l'injustice et je me réjouit de nous faire entendre à travers ce site par exemple ! LAssociation Liberté du Santo Daime est une association pour la défense de la liberté de culte du Santo Daime et non une adhésion au Culte.
Merci.
Je vais exprimer un point de vue sceptique sur certains propos de Mr Claude Bauchet.
Pour moi l'ayahuasca est un problème de santé publique. La liberté religieuse n'a rien à voir là dedans Pourquoi? Il contient du DMT, une substance psychostimulante qui fut utilisée dans un usage récréatif à l\époque de la contreculture américaine, moins connue que le LSD. L\ayahusca c\est pharmacologiquement du LSD like avec des effets secondaires inconnus.Tous les effets décrits par les personnes qui ont pris de l’ayahuasca se recoupent avec ceux que l’on peut lire sur le L.S.D.
C.Bauchet semble dire qu'i l n'a jamais constaté de cas mortels. Très sceptique! Quid des décompensations psychiatriques et des séquelles psychiques? Ridicules?Le contenu du discours laisse supposer que l\ayahuasca est une substance douce qui mériterait d\être légalisée. On est dans le vieux débat post-soixantehuitards, style appel du 18 joints sur la libéralisation des drogues dites douces à ceci près que l'on adopte aujourd\hui un masque pseudo-religieux. ..Quant à l'exil c\est tendance! Après tout certaines vedettes du show bizz ont choisi l\exil fiscal, alors l\exil pour cause de prohibition de substance sacrée ne serait guère étonnant. Bien cordialement. NBT
Etant donné le faible nombre de consommateurs, il me parait difficile de parler de problème de santé "publique". L'une des caractéristiques communes à l'ayahuasca et à l'iboga est justement que ce ne sont pas des drogues au sens récréatif du terme. Au dire de certains consommateurs (ce qui n'est pas mon cas je le confesse) les effets ne sont pas précisément jouissifs et ne poussent donc pas à une consommation régulière, "de loisir".
"C.Bauchet semble dire qu'il n'a jamais constaté de cas mortels. Très sceptique! Quid des décompensations psychiatriques et des séquelles psychiques? Ridicules?"
Ce qui ne nous avance pas sur d'éventuels cas mortels, à ma connaissance jamais répertoriés. Pour le reste, la liste des choses laissant des séquelles psychiques à long terme est interminable.
Je vous conseille de regarder ce cours documentaire , censuré pendant 3 ans et désormais dispo.Après on en reparle...
http://www.dailymotion.com/boreale/video/x12ymx_layahuasca-le-serpent-et-moi-part-1 http://www.dailymotion.com/boreale/video/x133ox_layahuasca-le-serpent-et-moi-part-2 http://www.dailymotion.com/boreale/video/x134yd_layahuasca-le-serpent-et-moi-part-3
Arnaud,j'attends toujours ta réponse au sujet du clip vidéo que je t'ai proposé de réaliser.
Pour être totalement honnête, il faudrait me rafraichir la mémoire.
Il y a belle lurette que j'ai vu ce film vendu à la FNAC dès sa sortie. Cinéphile je préfère l'excellent film Autres Mondes de Yan Kounen qui a le courage de dire - dans son film -qu'il a eu un épisode é lorsqu'il a pris de l'ayahuasca. J'espère que vous n'êtes pas le réalisateur du film l'ayahuasca, le Serpent et moi travesti sous votre pseudo d'Amnesis; si c'est le cas, vous ferez mieux la prochaine fois en invitant la controverse à s'exprimer. Le film pas très impartial! Méconnaissance et de quoi? votre réflexion sur le traitement de la toxicomanie ne me convaint pas. Un peu succint, non?Pour être précise j'ai écrit sur le blog que l'ayahuasca était du LSD like (terme de pharmacologie) et non pas du LSD. Quant à l'iboga, on l'appelle le LSD africain. Vrai ou faux? Écrit dans les meilleurs manuels de pharmacologie .N\'ayant pas pris de pseudo et avançons à visage découvert je vous renvoie à ma conférence de la FECRIS du 25 mars 2006.
http://www.fecris.org
Cliquez sur conférence et déroulez jusqu\à la mienne "Le chamanisme, pour un nouvel usage sectaire des drogues"
Après on en reparle pour reprendre vos mots..Je vois dici les réflexions se poindre...
Merci à Arnaud Aubron d\\\'avoir créé ce blogue.
Bien cordialement. NBT
"Tous les effets décrits par les personnes qui ont pris de l’ayahuasca se recoupent avec ceux que l’on peut lire sur le L.S.D. "
pourrait on connaitre vos sources Mme Bétrencourt?
On peut dire que le LSD est un mescalin-like mais mettre dans le meme sac DMT,LSD,IBOGA et AYAHUASCA (qui n\\\'est pas une plante mais une combinaison de plantes) c\\\'est au mieux de la franche IGNORANCE...
Nier la dimension spirituelle de l\\\'AYAHUASCA ou du SANTO DAIME c\\\'est ....comment dire....les mots me manquent devant tant de mauvaise foi!
Meme au TEXAS (vous savez le TEXAS de W.,cet état progressiste et libéral) on reconnait à la native american church le DROIT au culte du PEYOTL!
Pour finir: merci de nous communiquer AUSSI les études sur l\\\'AYAHUASCA démontrant que sa consommation induit "décompensations psychiatriques et séquelles psychiques"
aprés on en reparle pour reprendre vos mots.........
L'exemple ne me parait pas très pertinent. D'abord parce qu'il reste relativement rare aux Etats-Unis. Ensuite parce que la liberté religieuse est pour eux quasi supérieure à tout. Surtout au Texas. Je ne pense pas que les deux situations soient comparables. C'est au nom du même genre de principes qu'ils sont pour le droit de porter des armes. Même si l'anticléricalisme français n'est pas forcément un modèle non plus.
Oui Voici d\\\'abord une partie des sources puisées dans des livres édités par les éditions du Lézard. Alors on commence par Psychoactif, Guide du, LSD et autre univers psychédéliques. Objectif , bien documenté même si d\\\'aucuns trouvent ces éditeurs sulfureux. Mieux vaut informer sur les risques les éventuels consommateurs plutôt que de se voiler la face. L\\\'interdiction n\\\' a jamais empêché les gens de prendre de la cocaïne des si les gens veulent prendre des substances dangereuses qu\\\'ils le fassent mais qu\\\'on leur délivre le contrepoint. Il y a d\\\'autres articles sur les risques du DMT, LSD etc dans MEDLINE. En anglais come c\\\'est souvent le cas.
Ensuite les deux articles du Dr Gilbert Pépin, l\\\'expert de santo daïme, vous vous en souvenez. Et si vous avez lu le texte de ma conférence vous verrez que j\\\'ai rencontré des personnes qui sont déstructurées psychologiquement au long cours. Il faut reconnaître que très peu de victimes ont témoigné officiellement. Ce qui est le point fort des pro-légalisation Aya et Cie. Maintenant ne confondons la Church Native avec la consommation d\\\'ayahuasca telle qu\\\'elle est pratiquée sous un pseudo masque religieux en Europe.
Oui je sais que l\\\'ayahuasca un mélange obtenu par la décoction de plusieurs plantes dont la combinaison est psychoactive. Celle qui donne son nom à la boisson se trouve dans la nature sous la forme d’une liane géante qui s’accroche aux arbres de la forêt tropicale, à l’instar du lierre de nos régions tempérées. Les botanistes la connaissent sous le nom de banisteriopsis caapi. Elle est de la famille des Malpighiacées. Il en existe plusieurs variétés aux noms colorés et faussement poétiques : l’ayahuasca ciel, noire, jaune ou tigre. L’autre additif le plus couramment utilisé est la chacruna ou psychotria viridis, un rubiacée. Ce dernier est un petit arbuste dont on utilise les feuilles pour concocter le breuvage sacré. Plus rarement de la diplotrys Cabrerana, un autre Malpighiacée ou le cawa. Pris isolément, les deux composants n’auraient aucun effet psychotrope. Toutefois la chacruna est interdite par la convention de Vienne. Autres noms: caapi, yagé, natem; voilà;.Force est de constater l\\\'absence d\\\'études sur les dangers de l\\\'ayhuasca dans la littérature scientifique type Jama, BMJ, etc..mais je aussi l\\\'absence d\\\'études selon les bons usages de la méthodologie scientifique sur les effets bénéfiques de l\\\'aya
Quelque chose m\\\'aurait-il échappé au niveau des études positives? Éclairez ma lanterne! j\\\'ignorais qu\\\'exprimer un contrepoint était un gage de mauvaise foi. Damned!
quant à la phrase « pour reprendre vos mots», la paternité en revient à Amnesis..
Bien cordialement. NBT
"Il faut reconnaître que très peu de victimes ont témoigné officiellement."
Ce qui ne signifie pas que ces victimes sont légion mais se terrent. Peut-être n'existent-elles pas. Dans le cas du procès du Santo Daime, c'est la mère d'un adepte qui a porté plainte. Pas l'adepte lui-même.
"Quelque chose m\\\'aurait-il échappé au niveau des études positives?"
Etude contre étude, il est difficile d'en déduire quoi que ce soit. Chaque scientifique a ses biais et des choses qu'il veut démontrer. Mais il est intéressant de se demander ce que l'on redoute réellement avec l'ayahuasca et les enthéogènes en général.
Si la crainte porte sur la santé physique et mentale, d'autres périls bien plus imminents sembleraient mériter que l'on s'y intéresse en priorité. Interdit-on l'industrie du jeu vidéo ou l'Internet (et bien sûr ce blog) parce que certains tombent accros? Interdit-on la psychanalyse parce que de nombreux analystes sont des escrocs et qu'ils sont potentiellement dangereux pour des gens fragiles?
Si la crainte porte sur l'argent "extorqué", interdit-on les casinos parce que des milliers de Français y ont trouvé la ruine?
Dans ces quatre cas, on règlemente, on discute, on négocie, on avance pas à pas. On édicte un guide des bonnes conduites, soit exactement ce que réclame aujourd'hui le Santo Daime.
Personne ne nie les dérives propres à ce genre de milieu, tout le monde connait quelqu'un qui s'est fait manipulé en croyant découvrir une vois spirituelle nouvelle. Mais tout n'est peut-être pas à jeter pour autant. Certaines personnes semblent y trouver une aide, du réconfort. Même si ces cultes peuvent nous faire sourire ou frémir selon les cas, ne sortons pas la matraque à chaque fois que quelque chose nous est étranger. Même si je sais que cela me vaudra d'être taxé de grand naïf.
Je ne sache pas (pour paraphraser maladroitement un de mes collègues de Libé) que le Gabon, qui reconnait le bwiti comme religion, ni le Brésil, qui reconnait le Santo Daime comme religion, n'aient jamais eu à s'en plaindre. C'est en tous cas ce que l'on m'a confirmé à l'ambassade du Brésil à Paris.
Malgré ce qui s'est passé en Ardèche (et dans l'attente des conclusions de l'enquête) et bien que je sois très loin d'adhérer à tout cela, j'ai du mal à considérer ces gens comme étant dangereux. Ne leur reproche-t-on pas en fait de ne pas être accessibles à notre compréhension?
donc je répete:
QUI VOUS A DIS QUE : LES EFFETS DE L'AYAHUASCA SE "RECOUPAIENT"(sic) AVEC CEUX QUE L'ON PEUT LIRE SUR LE LSD?
Vous amalgamez AYAHUASCA et "DMT...qui fut utilisé dans un usage récréatif à l'époque de la contre-culture américaine"....c'est une plaisanterie j'espere? Pourquoi ne pas faire la meme chose avec le vin de messe et l'alcoolisme en boite de nuit ?
Vous reconnaissez l'ABSENCE d'études scientifiques sur les dangers de l'AYA. mais lui attribuez "décompensation psychiatriques et séquelles psychiques"...est ce intellectuellement honnete?
Pourquoi la Native American Church est elle à mettre sur un autre plan?Vos arguments m'interressent au plus haut point!(Ainsi que ceux sur la nocivité de la mescaline si vous en avez)
un peu de rigueur svp...avec de la RIGUEUR le débat avancera...DIABOLISER n'est PAS informer....
Je ne suis pas spécialiste en la matière et j'avoue ne pas connaitre la signification médicale précise des ces termes, mais sans diaboliser il faut reconnaitre que certaines personnes qui ont gouté à ces plantes n'ont pas l'air psychologiquement très bien depuis. Faut-il en déduire que l'ingestion n'a fait que révéler des problèmes sous-jacents qui se seraient posé de toutes façons ou qu'elle a créé ces problèmes? Je ne saurais trancher. Mais nous avons tous, je pense, rencontré de tels cas. Comme nous avons rencontré des gens que cela a pu aider, comme une sorte de psychanalyse accélérée.
Quant à la Native Church America il y a d\\\'autres paramètres à prendre en compte autres que la liberté religieuse, entre autres entre les relations de nature politique et financière entre certains peuples premiers et les élus de ces états.
On assiste aujourd\\\'hui à une banalisation de la drogue et à un retour de consommation de substances comme dans les années 70 où des médecins constatent de + en + dans les analyses des traces d\\\'harmaline.
Souvenez vous de l\\\'ectasy qui faisait dans les années 70 l\\\'objet d\\\'articles élogieux dans la presse populaire et devenu aujourd\\\'hui un fléau qui ravage les rave-party...
Bien cordialement et bonne journée à tous. NBT
Lors de ma conférence à Bruxelles, j'ai été libre de m'exprimer à ma convenance parce que j'estime que le contrepoint doit être dit publiquement autre que par les voix des associations de terrain dont le rôle est ingrat.
Un mois après j'ai participé à une petite table ronde, toujours seule dans la controverse sur le même sujet, lors d'un congrès de somatatothérapie où les intervenants et le public étaient hétéroclites (des charlatans des pas charlatans, des orthodoxes des pas orthodoxes, etc...). Croyez moi l'ingestion des sacrées substances n'a pas donnée envie à l'auditoire d'en prendre (je n'avais pas cité Santo daïme). Même les enthousiastes du « chamanisme made in france » semblaient rejoindre mon sentiment qu'il n'est peut-être pas salvateur de prendre des substances psychédéliques pour accéder aux hauteurs de l'esprit. Cela a tout d'une nouvelle forme de roulette russe en somme...Je clos aujourd'hui mes interventions sur le blogue d'Arnaud Aubron sur ce sujet car cela va finir par lasser les lecteurs. Je reviendrai probablemnt dans quelques temps m'exprimer dans la controverse.
Bonne soirée à tous..NBT
Je ne connaissais pas ce site, il est très intéressant et bien conçu ! Bravo
Je suis vraiment tres etonnêe que la France ne respecte pas la liberte de la religion et juge quasiment ce que les gens peuvent pratiquer comme religion et ce que l'état ne permet pas comme Religion, même si la pratique religieuse de Santo Daime possède une ethique chretienne vraiment pratiquêe dans le quotidien, l'amour du prochain, le respect de la vie et d'opinion de tous, ne faisant du mal a personne et a rien, et respectant les lois...
Dr.H.Leonhard
Mon médecin,pas charlatan, me prescrit anxiolitiques,anti-dépresseur,somniféres ou hypnotiques à tour de bras....(qui ,bien sur,eux,n\\\'induisent pas "décompensation psychiatrique et séquelles psychiques")
Et ma sécurité sociale,pas chienne sur le coup,me rembourse ma consommation de psychotropes légaux.
Mais Santo Daime ou AYAHUASCA...houlala! Là ou vous voyez un culte,une religion,les prohibitionnistes français n\\\'y voient qu\\\'une "défonce" exotique de plus....
Santé publique on vous dis! On sait jamais...des fois que les damaïstes fasse la sortie de nos écoles pour proposer à nos chères tetes blondes des bonbons au DMT....
Réponse à Mme Nicole Bétrencourt par Armand Bernardi, réalisateur du film documentaire "L'Ayahuasca, le Serpent et Moi"
Madame, je n'ai pas l'intention de répondre aux propos négatifs que vous avez tenu contre moi dans votre message du 05/02/2007. Je ne fréquente pas les forums et ce sujet est déjà pour moi une vieille histoire. J'interviens simplement pour vous informer que je ne suis pas "caché" sous le pseudo de "Amnesis" auquel vous avez répondu.
Extrait d'un film : point de vue supplémentaire ...
http://membres.lycos.fr/littlechamane/videosMenu/index.php?page=ro1
Quelques éléments supplémentaires pour ces revues de littérature remarquables :
- http://www.toxibase.org/BaseBiblio/FicData/D000657C001.PDF
- http://www.toxibase.org/BaseBiblio/FicData/D000657B001.PDF
Ces deux textes sont de C. SUEUR, A. BENEZECH, D. DENIAU, B. LEBEAU, C. ZISKIND !!!!!
Leurs titres : "Les substances hallucinogènes et leurs usages thÈrapeutiques. Partie 1 et 2. Revue de la littérature"
Extrait de la fiche de lecture de toxibase.org :
" Après avoir traité de la place de l'usage thérapeutique des substances hallucinogènes dans les sociétés traditionnelles et de leur rôle dans les pratiques initiatiques et chamaniques, La seconde partie de ce dossier aborde la question de l'usage thérapeutique pour les substances suivantes: cannabis, LSD, kétamine, MDMA-Ecstasy, mescaline, ibogaïne, GHB. Pour chacune d'entre elle l'histoire montre une expérimentation et une pratique importante de l'usage thérapeutique, interdite dans un second temps dans les sociétés occidentales avec l'apparition des nouveaux modes de consommation à partir des années 1960."
Mais la diabolisation est ,et restera contre-productive.....quand à la prohibition.....je pensais qu'il avait DEJA été démontré qu'elle avait ses limites....
Cher ETAT, le jour où tu interdiras l'iboga, en partie par hypocrisie, ca laissera la porte ouverte à tout un tas de nouveaux drogués qui prendront la plante seuls au lieu de s'en remettre à des gens compétents. COMBIEN DE MORTS EN PERSPECTIVE ? C'est ça le pire, et tout le monde le sait, il y aura encore plus de morts...
INTERDIRE N'A AUCUN SENS. Légiférer, imposer des règles, réprimer les comportements dangereux, oui...
QU'AJOUTER?
Je ne suis pas sûr qu'il s'agisse de cela ici.
" INTERDIRE N'A AUCUN SENS. Légiférer, imposer des règles, réprimer les comportements dangereux, oui..."
Que voilà un message plein de bon sens et pourtant si difficile à faire passer.
\\\"Je ne suis pas spécialiste en la matière et j\\\'avoue ne pas connaitre la signification médicale précise des ces termes, mais sans diaboliser il faut reconnaitre que certaines personnes qui ont gouté à ces plantes n\\\'ont pas l\\\'air psychologiquement très bien depuis.\\\"
AVEZ VOUS VRAIMENT RENCONTRE CES GENS LÀ? JE VEUX DIRE : ils étaient nombreux ceux qui n\\\'ont pas l\\\'air psychologiquement très bien depuis... ? ils ont pris l\\\'iboga quand ? avec qui ? dans quelles conditions ?
IL FAUT S\\\'EN POSER DES QUESTIONS et EN PRENDRE DU TEMPS AVANT DE POUVOIR DONNER UNE TELLE REPONSE... à moins qu\\\'un journaliste ne soit encore en train d\\\'aller trop vite en besogne... attention à la responsabilité de la presse (parce que composée d\\\'êtres humains)... il faut faire attention à ce qu\\\'on écrit (cela dit, je ne porte pas de jugement sur ce que vous écrivez, je n\\\'ai pas d\\\'avis, et je n\\\'étais pas à votre place quand vous avez rencontré ces dites personnes, c\\\'est donc possible...). PERSONNELLEMENT et Dieu que je suis critique par rapport à certains comportements effrayants d\\\'individus peu scrupuleux / au bwiti et à l\\\'iboga... je n\\\'ai jamais rencontré personne qui puisse me dire qu\\\'il a vécu une vraie sale expérience à long terme. Je veux dire : à + de quelques mois... parce que oui, c\\\'est sûr, ce genre de tempête peut faire remonter beaucoup de mauvaises choses et on peut être très mal pendant un certain temps, mais, au fond, tous ceux que j\\\'ai rencontrés m\\\'ont toujours dit que quelque chose avait profondément changé dans leur vie. EN BIEN. Avant, après... ET CA AUSSI CA COMPTE.
Vous avez goûté l\\\'iboga monsieur Aubron, je veux dire, dans le cadre du bwiti bien sûr, le reste ne m\\\'intéresse pas, je suis contre toute drogue et toute prise d\\\'iboga ou d\\\'aya en solitaire...?
D'abord je ne m'appelle pas Bernard...
"AVEZ VOUS VRAIMENT RENCONTRE CES GENS LÀ?"
Si ce n'était pas le cas, je ne vous le dirais pas. Sinon, pour deux d'entre eux physiquement oui, pour quelques autres (je dirais une petite dizaine) par mail ou sur des forums. Maintenant, j'ai bien dit: "ils n'avaient pas L'AIR psychologiquement très bien", ce qui est extrêmement subjectif je l'admets et le revendique. Je reconnais que quasiment tous disaient du bien de l'iboga. Certains de ceux là avaient l'air très bien, d'autres pas. Cela a l'air de vous surprendre.
"ils ont pris l'iboga quand ?"
Pas de règle et je n'ai pas posé la question à tous. Certains récemment, d'autres visiblement depuis quelques années.
"avec qui ?"
Au moins un avec Meyaya, les autres je ne sais pas.
"dans quelles conditions ?"
C'est un interrogatoire de police? Je ne sais pas, tout dépend. Je pense à l'image de tout le monde, certains dans un contexte religieux (bwiti), d'autres dans un cadre plus profane.
" IL FAUT S'EN POSER DES QUESTIONS et EN PRENDRE DU TEMPS AVANT DE POUVOIR DONNER UNE TELLE REPONSE... "
Si c'est à moi que cela s'adresse, je pense me poser assez de questions. J'assume la possibilité de me tromper, mais je confirme que certaines des personnes à qui j'ai parlé en vis-à-vis ou sur le Net n'avaient pas l'air (selon mes propres critères totalement subjectifs, mais pas plus subjectifs que les vôtres) psychologiquement bien. Maintenant, je ne dis absolument pas qu'ils n'allaient encore plus mal avant la prise d'iboga, n'ayant connu personne avant et après. Mais dans au moins deux cas, des amis m'ont parlé de proches ayant pris de l'iboga et qu'ils ont trouvé moins bien après. Peut-être avaient-ils tort, je n'ai pas moyen de vérifier. D'autres m'ont aussi parlé de personnes allant mieux, je ne cherche à mettre en cause personne.
"à moins qu'un journaliste ne soit encore en train d'aller trop vite en besogne..."
Qui va trop vite en besogne? Et qui se laisse aller à des clichés: c'est un journaliste il ne sait pas ce qu'il dit, comme les autres... "IL FAUT S'EN POSER DES QUESTIONS et EN PRENDRE DU TEMPS AVANT DE POUVOIR DONNER UNE TELLE REPONSE..." m'a récemment dit un internaute avisé.
"cela dit, je ne porte pas de jugement sur ce que vous écrivez"
Le doute profite à l'accusé? Après ce que vous dites plus haut, vous ne jugez peut-être pas, mais insinuez un petit peu quand même.
"je n'ai jamais rencontré personne qui puisse me dire qu'il a vécu une vraie sale expérience à long terme. "
Peut-être n'écoutez-vous pas assez. Personnellement je n'ai jamais entendu parler d'aucune drogue (si l'on peut ici parler de drogue) qui soit bénéfique pour tout le monde. Mais peut-être l'iboga est-il une exception à la règle et pourrait être considéré comme "la" drogue universelle? J'en doute. Même si j'admets que le contexte de la prise doit y être pour beaucoup.
"ET CA AUSSI CA COMPTE."
Personne ne dit le contraire. Je m'étonne juste que le fait que je parle de quelques cas contraires soit un problème. La règle de "l'iboga mieux être" serait-elle la seule à ne souffrir aucune exception? Peut-il exister une forme de psychanalyse universelle? C'est généralement au fait qu'elle n'admet pas la relativité de ses théories que l'on reconnait une secte. A son refus d'accepter la critique si minime soit-elle.
" Vous avez goûté l'iboga monsieur Aubron,"
Non et très honnêtement, je ne planifie pas de le faire dans un avenir proche. SI je dois dire toute la vérité, cette plante me fait peur. Peut-être à tort, mais c'est ainsi. Maintenant faut-il avoir été toxico pour parler d'héroïne, être homosexuel pour parler d'homosexualité ou homme politique pour parler politique...? Ou bien journaliste pour parler éthique des journalistes...
" je suis contre toute drogue et toute prise d'iboga ou d'aya en solitaire"
Voilà un avis bien tranché à mon gout. Je ne suis pas sûr que les lecteurs de ce blog vous suivent sur le premier de ces deux points, mais pourquoi pas.
Voilà j'espère avoir bien répondu à l'interview. En tous cas, j'ai tenté d'être sincère.
Réponse aquicattoutca. Oui mon intervention a été virulente car il y eu mort d\\\'homme en Ardèche. Tout de même! Peu importe qu\\\'un stage de prise d\\\'ayahuasca ou d\\\'iboga soit sauvage (suivant les pays) lorsqu\\\'on voit quelqu\\\'un mal en point qu\\\'on appelle le SAMU.C\\\'est de la non assistance à personne en danger autrement. Navrée!
J\\\'apprécie particulièrement le ton modéré d\\\'Arnaud Aubron. Force est de constater qu\\\'il y a beaucoup plus de témoignages positifs en faveur de l\\\'ayahuasca et de l\\\'iboga que de négatifs surtout sur les sites qui vantent ses mérites ou qui proposent des stages revus et corrigés pour Occidentaux en Recherche de Soi. Quand ça dérape c\\\'est impardonnable. Ne confondons pas prise dans un contexte sacré, dans le pays d\\\'origine avec des authentiques chamans et les conditions « pseudosacrées» en France ou en Belgique qui me hérissent. Je suis moi aussi naïve car je « cherche désespérément un vrai chaman » pour m\\\'expliquer ses rites. Y en a-t-il encore? Très sceptique! Maintenant je suis persuadée qu\\\'il y a des propriétés pharmacologiques liées à l\\\'iboga et l\\\'ayahuasca indiscutables qui mériteraient d\\\'être étudiées scientifiquement en laboratoire.Dans quelles indications je n\\\'en sais rien!Pour l\\\'instant ce n\\\'est pas le cas même si l\\\'iboga fut utilisé dans les décennies 50 et 60 commercialisé sous le nom de Lambarène (sans rite bwiti!). Le dosage artisanal des deux hallucinogènes proposé dans les groupes -fonctionnant en vase clos- est quand même hasardeux. Il y une sensibilité individuelle à prendre en compte pour une même préparation en dehors d\\\'un supposé rite religieux. Un autre point à souligner est la confusion entre l\\\'ethnomédecine (les tradipraticiens) qui rend des services inestimables en soins primaires dans des pays sous-médicalisés et notre médecine alternative. Toute l\\\'ambiguité de l\\\'attrait des Occidentaux pour l\\\'iboga et l\\\'aya tient à l\\\'engouement pour la médecine alternative. Pour moi, l\\\'on est dans une résurgence du mouvement psychédélique où l\\\'ayahuasca et l\\\'iboga ont remplacé le L.S.D. Tous les trois sont des drogues puissantes et la fameuse distinction entre drogues douces et drogues dures est des plus surfaites. On s\\\'aperçoit aujourd\\\'hui que le cannabis est susceptible de favoriser des épisodes schizophréniques après l\\\'avoir constaté des années et des années sur des consommateurs réguliers...mais bon! Bonne soirée. NBT
Question à laquelle j\\\'aurais volontiers répondu comme vous l\\\'avez fait vous même, point par point. Mais d\\\'une, je n\\\'ai pas votre courage, surtout à cette heure. De deux, je me demande si pour l\\\'instant l\\\'essentiel ce n\\\'était pas \\\"D\\\'OUVRIR\\\" certaines questions.
Certaines de mes questions, d\\\'ailleurs, étaient bien moins \\\"mutines\\\" ou provocatrices que vous n\\\'avez l\\\'air de les avoir prises (c\\\'est français ça?). Comme : \\\"Avez vous vraiment rencontré ces gens là?\\\" (pour moi c\\\'était vraiment une question \\\"scientifique\\\"). Cela dit, vous me donneriez du grain à moudre si je jouais la provocation : \\\"une petite dizaine\\\", c\\\'est peu à mon sens pour tirer des conclusions (surtout \\\"par mail ou sur des forums\\\"), et surtout dans ce domaine là. Et en fait, à mon sens, dès lors que l\\\'on MET DES MOTS SUR du PAPIER, même noyés par un \\\"l\\\'air de\\\", on tire ou on invite à tirer des conclusions, et ça, pour moi, c\\\'est hyper dangereux. Mais ce qui est vrai pour vous l\\\'est pour moi, je vous rassure...).
Mais ne croyez pas que je défende l\\\'iboga. Là n\\\'est pas la question en tout cas. Je vous demandais juste de ME permettre d\\\'évaluer la \\\"crédibilité\\\" (que ce mot ne vous fasse pas sursauter) de votre point de vue.
Bon, je sens - ou j\\\'ai l\\\'impression - que je vous ai un peu irrité. Ma maladresse légendaire... Mais après tout, vous \\\"lancez\\\" un blog, en toute démocratie (et je vous en félicite), alors c\\\'est normal qu\\\'on ne soit pas forcément d\\\'accord avec vous. Et je suppose que c\\\'est bien comme ça.
QUOI QU\\\'IL EN SOIT, J\\\'AI ADORE CE \\\"Voilà j\\\'espère avoir bien répondu à l\\\'interview. En tous cas, j\\\'ai tenté d\\\'être sincère\\\", même si ce n\\\'était pas un interview. Ni une enquête de police. J\\\'ADORE LA SINCERITE. C\\\'est à mon avis le début d\\\'une vraie révolution nécessaire. Et ça devient rare sur la terre.
Comment dire pour conclure? Sachez que dans certaines de vos réponses, j\\\'ai senti que vous étiez très loin d\\\'avoir compris ce que j\\\'avais voulu \\\"transmettre\\\" ou \\\"interroger\\\". Peut être parce que je me suis mal exprimé bien sûr. Mais si ça vous intéresse, je vous invite à me relire...
MAIS CE QUI EST VRAI POUR VOUS L\\\'EST POUR MOI et je n\\\'ai peut être pas compris vos réponses comme vous l\\\'auriez souhaité, je m\\\'en excuse par avance. IL EST DECIDEMENT TRES DIFFICILE DE BIEN SE COMPRENDRE LES UNS LES AUTRES. Ce n\\\'est pas un jugement, juste un constat.
Le seul point auquel j\\\'aimerais vraiment répondre c\\\'est: \\\"Maintenant faut-il avoir été toxico pour parler d\\\'héroïne, être homosexuel pour parler d\\\'homosexualité ou homme politique pour parler politique...? Ou bien journaliste pour parler éthique des journalistes...\\\" POUR MOI OUI DANS BIEN DES OCCASIONS (\\\"on ne parle bien que de ce que l\\\'on connait\\\"). ET C\\\'EST UNE EVIDENCE. Et franchement Arnaud, surtout dans ce domaine là.
C\\\'EST MARRANT AU FOND que vous ayez peur de l\\\'iboga, ça me fait sourire. Gentiment. Vraiment très gentiment. EN TOUT CAS C\\\'EST COMME CA, si un jour vous devez rencontrer la plante, vous la rencontrerez, sinon ça n\\\'a aucune espèce d\\\'importance et d\\\'obligation. Vous savez ce qui me vient en tête là, tout de suite : Saint Exupéry et la rencontre du petit prince avec le renard. \\\"Je ne puis pas jouer avec toi, dit le renard. Je ne suis pas apprivoisé... Si tu m\\\'apprivoises...\\\"
ET QUI SAIT peut être qu\\\'un jour vous et moi serons invités à nous rencontrer. MERCI en tout cas.
J'en serais ravi. En ce qui concerne l'iboga, j'avoue que s'il me fait peur, il me fascine également. Peut-être le recontrerais-je un jour... Enfin, dans le fond, je ne suis pas mécontent de m'être prêté à cet exercice à front renversé, revenez quand vous voulez.
vous aussi revenez quand vous voulez...
Merci à Arnaud Aubron pour sa proposition. Voici mon avis concernant le documentaire "L'Ayahuasca, le Serpent et Moi".
Préalable nécessaire en ces temps de suspicion. Je ne suis pas "un adepte de l'ayahuasca". Comme réalisateur de films documentaires passionné par les traditions anciennes, je me suis intéressé aux pratiques chamaniques des Indiens d'Amazonie. Avant de réaliser celui-ci en 2003, j'ai effectué un long repérage en plusieurs endroits du Pérou. J'ai vécu parmi des chamans, les pires et les meilleurs. Lors de ce voyage, j'ai expérimenté l'ayahuasca que je ne peux isoler de son contexte géographique, ses pratiques complètes et la qualité du chaman. Cela signifie en clair que je ne crois pas à une bonne utilisation de l'ayuahasca en Occident dans les conditions actuelles.
Le film, programmé en 2004 sur La Cinq, a été censuré suite à de multiples pressions pour être diffusé 3 ans plus tard et en pleine nuit. Le sujet intéresse cependant un public qui dépasse largement les quelques centaines de "branchés de l'ayahuasca" puisque le film s'est bien vendu en DVD, largement piraté et la version anglaise sort dans plusieurs pays. Ce petit succès sans presse ni publicité ne me satisfait pas pour autant. J'ai vécu la période d’intelligence des années 70-80 et je déplore à quel point nous sommes tombés dans une censure rétrograde. Les censeurs s'appellent "ignorance" (par manque de curiosité), "fanatisme" (de la pensée unique) et "ambition" (de quelques uns).
Quoi de gênant dans ce film ? Le fil conducteur est un jeune occidental venu chercher dans les pratiques de l’ayahuasca une aide à sa démarche psychothérapeutique. Il démarre son périple à Takiwasi, le centre d'accueil pour toxicomanes du Dr Jacques Mabit, puis va à la rencontre de chamans dans la jungle péruvienne. Sur sa route, je donne la parole à un toxicomane occidental en fin de cure, un ex-narcotrafiquant, un chaman Achaninka, un autre métis, un jésuite qui fait le grand écart entre sa foi chrétienne et l'univers chamanique…
Les censeurs craignent que ce film ne promotionne une drogue ? Pour un type comme moi qui n'a jamais même tiré sur un pétard, c'est fort. Ils ne prêtent pas attention à l'immense variété de plantes médicinales qui accompagnent l'ayahuasca : ayurpanga, manayupa, carqueja… Leur ingestion n'est pas "douce" contrairement à ce croient beaucoup d'amateurs de médecines alternatives. N'ai-je pas montré assez de douleurs et de vomissements pour dégoûter l'occidental moyen ? J'ai même anticipé en annonçant clairement au début du film que l'ayahuasca était "considérée comme une drogue" alors qu'elle ne l'a été qu’en mai 2005. Enfin, n'ai-je pas répété à quel point les réponses qu'apportent ces pratiques ne sont pas simples et ne font que renvoyer l'homme à lui-même ? Les propos du prêtre jésuite (et d'autres) sont-ils trop subtils pour être entendus ?
En fait, le problème n'est pas là. A la même époque, sort librement le film de J. Kounen traitant du même sujet. Celui-ci n'aborde pas l'aspect thérapeutique alors que je donne la parole au Dr Jacques Mabit qui a de féroces détracteurs en France. L'un d'eux a mené 5 ans de procédures contre lui pour "association de malfaiteurs, escroquerie, dérive sectaire". Résultat : non lieu sur toute la ligne en mars 2004, puis en appel en juillet 2005. Malgré cela, ils n'acceptent pas sa présence dans le film. Le jeune homme du film commence son périple par le centre Takiwasi pour une raison simple. S'agissant d'aborder ces pratiques irrationnelles, la présence de ce médecin mondialement connu rassure. Je ne serais pas "impartial" concernant ce Dr J. Mabit ? Il intervient car il est l'un des rares à pouvoir tenir un langage-interface entre celui (obscur car poétique) des chamans et notre pensée occidentale. Ses travaux ont été soutenus financièrement pendant 5 ans par le gouvernement français (l'ancienne DGLDT) et de nombreux scientifiques ont témoigné de ses résultats. Sur place, j'ai trouvé un chercheur engagé et scrupuleux, vivant modestement et dévoué. La plupart des drogués sud-américains présents dans le film sont misérables et leurs soins sont gratuits (grâce à des séminaires organisés pour les occidentaux). Durant le tournage, le centre lui a payé un dentier à celui qui montre sa bouche édentée. D'accord, J. Mabit est chrétien, il le dit et ça énerve. Moi aussi, au début. Il faut connaître le contexte sud-américain pour comprendre ce que représente là-bas le catholicisme, et Jacques Mabit demeure attentif à respecter le libre-arbitre de chacun. Quoiqu'il en soit, lui et d'autres chercheurs tentent de mettre en évidence que l'Humain ne se limite pas à un fonctionnement mécaniste. De Berkeley à New York en passant par Takiwasi ou Amsterdam, des médecins, neuropsychiatres et pharmacologues étudient ces pratiques, et constatent que dans bien des cas, elles amènent un processus de guérison. Ils tentent de concilier les impératifs d'une démarche scientifique occidentale avec cette médecine de chamans, et prennent de nombreuses précautions tant physiques que psychologiques (par exemple dans les cas de schizophrénie). Contrairement à qui a été colporté, il n'y a jamais eu d'accidents dans son centre pour toxicomanes depuis son existence (22 ans).Personnellement, je trouve ces travaux passionnants, mais j'ai préféré montrer ces pratiques "de l'intérieur" en immergeant le spectateur dans cet "autre univers", tout en usant constamment du subjonctif pour le laisser prendre sa distance....
(je poursuis un peu...) J'aurais fait la promotion d'une pseudo secte ? C'est avoir la vision courte que d'imaginer une secte là où l'on voit des gens vêtus de blanc. Ceci est simplement du aux images infra-rouges. Elles transforment en blanc les vêtements clairs qui permettent aux participants de se voir dans l'obscurité des séances d'ayahuasca. Les travaux du Dr J. Mabit n'ont pas subis de dérive sectaire. La Justice a clos la "présomption d’activité sectaires" depuis mars 2004 et de nombreux scientifiques internationaux l'ont attesté. Cela aussi, nous nous en sommes assurés AVANT de lancer la réalisation du film.
Un autre leitmotiv des détracteurs est de demander des contre-exemples. La séquence du pitoyable "chamanic business" ne suffit-elle pas à comprendre que lorsque l'ayahuasca sort de ses rites, elle sert à des fins lucratives ? Je n'ai pas montré les nombreux centres ayahuasca installés au Pérou dirigés par des gens sans scrupules (et dangereux) car cette seule séquence est éloquente. Le reste du temps, je filme ce qu’il y a de beau et de constructif dans la nature humaine. Et puis, n’ai-je pas exposé en clair qu’un être humain sous ayahuasca et sans guide avisé peut prendre sa perception de la vérité pour "la" seule vérité ? Chez nous, cela s'appelle "la mise en état de sujétion". Là-bas, de la sorcellerie.
Je comprends que l'intérêt pour le chamanisme inquiète notre esprit rationnel. En même temps, il attire de plus en plus de personnes et pas seulement des jeunes. Un censeur m'a dit textuellement : « Tant que vous montrez des nègres et des indiens dans ces pratiques, ça va. Mais des occidentaux, ce n'est pas politiquement correct ». Désolé, j'ai eu l'honnêteté de montrer ces voyageurs en overdose de consommations, en mal-être, en manque de rêve créateur. C'est cruel parce qu'ils nous ressemblent, ils peuvent être notre fils, notre voisin, notre banquier, et personne n'en savaient rien…C'est cruel car ils sont si naïfs, sans repères et sans intelligence sur eux-mêmes. A part le mépris et le rejet en bloc, quelle réponse avons-nous face à cette errance ? Chez les indiens Llamas, je n'ai pas vu faire une grande différence entre un toxicomane et une personne mal dans sa peau. Juste une question de gravité (!). Ce sont eux qui m'ont inspiré cette idée forte du film reprise même par les journalistes les plus réticents : « Un toxicomane tente de renouer avec les rites ancestraux qui ont été perdus. Pour combler ce vide, il utilise la drogue, tentative sauvage et sans guide qui le conduit à l'auto-destruction ». De ce fait, j'ai porté un autre regard sur les toxicomanes du Pérou. J'ai vu des êtres qui ont cherché à se comprendre eux-même, en se fourvoyant totalement. D'ailleurs, ils sont devenus les personnes les plus touchantes que j'ai rencontrées au cours de cette aventure. Ceux de ma génération pouvaient encore projeter leur imaginaire dans la conquête spatiale pour se construire. Aujourd'hui, la grande découverte à faire va vers l'intérieur de l'Homme dans « un rêve de dépassement, un combat intime, une étoile secrète ». Même N. Sarkozy tente de capitaliser sur ce besoin. Il rajoute même « Et c'est au responsable politique de leur ouvrir des chemins ». Alors il serait temps de débattre en déployant une intelligence créatrice, au lieu de censurer. L’ignorance, l’ambition et le fanatisme ont planté leurs clous dans ce film, mais je crois que ce débat est possible car j'ai eu une belle récompense. Ce fut la scène finale du film (et du voyage) où Flavien vomit son mal et sourit enfin. Sans ce sourire, le film aurait été raté. Grâce à ce sourire, il existe.
C'est toute la problématique de notre attitude face aux toxicomanies. Faute de réponses satisfaisantes, nos sociétés se cachent derrière la répression d'usages qu'elle ne comprend pas et qui l'inquiètent donc.
Merci en tous cas d'avoir pris le temps de nous exposer votre point de vue de si belle manière et n'hésitez pas à venir réagir de nouveau.
Je trouve regrettable que ce film ait été censuré.En tant qu’auteur je ne peux qu’être contre toute forme de restrictions liberticides de l’expression. Polémiquer ne veut pas dire imposer la pensée unique (du moins pour moi). C’est du totalitarisme autrement. Un réalisateur comme un auteur ou un journaliste doivent pouvoir s’exprimer sans pressions dans tous les sujets possibles et inimaginables;et à sa manière. Et dans l’Ayhuasca le Serpent et moi il me semble qu’Armand Bernadini a en toute connaissance de cause filmé « en son âme et conscience » et c’est bien!
Simplement ce que je regrette c’est justement c’est que le côté obscur du chamanisme n’apparaît pas et que la polémique n’a pas été invitée à s’exprimer, c’est tout. Certaines séquences sur le fondateur de Takiwasi habillé d’une tunique blanche et des colliers autour du cou, de surcroît filmé sous une représentation d’une Madre lui confèrent un air de gourou psychédélique...Mais pourquoi pas?
Je ne doute pas un instant que la démarche de soigner les drogués locaux soit salvatrice mais pourquoi faire des stages de développement personnel pour Occidentaux avec des drogues puissantes et psychédéliques ajoutés en cela avec des techniques de psychothérapie décapantes et non validées ? Je fais partie des ces personnes qui pensent que la psychologie ne fait pas bon ménage avec la spiritualité (ou l’ésotérisme) et les drogues dites douces ou dures n’ont jamais été ma tasse de thé. Et je ne porte pas de jugement sur les personnes qui ont ces addictions. D’ailleurs pourquoi ne pas inviter Jacques MABIT à s’exprimer sur ce blogue?
Armand Benardini a raison de souligner ce climat particulier qui entoure le catholisme en Amérique latine. On y voit ce père jésuite parler de son expéreince avec l’ayahusca. Il faut savoir qu’historiquement l’Église pour implanter son culte s’est servie des croyances païennes précédentes (En Europe au début les rites celtes ont été récupérées). C’est une tradition.
Pour conclure je voudrais souliger que les travaux scientifiques sur l’ayahuasca et et les autres hallucinogènes sont des travaux issus de la recherche psychédélique. Et là c’est un autre débat entre la communauté scientifique et celui de la recherche psychédélique. Encore de quoi polémiquer...
Bonne journée. NBT
La demande est partie.
A titre personnel, j'avoue que c'est aussi le moment où je décroche.
quelqu'un pourrait il m'expliquer ,avec des mots faciles à comprendre,la différence entre le SANTO DAIME et les cérémonies AYAHUASCA telle qu'elles se pratiquent au PERU.
Il me semble que ce n'est pas tt à fait pareil mais j'avoue volontier qu'une petite explication serait bienvenue...
Il a ete rapporte dans la presse que le jeune homme avait consomme une cuillere d'iboga.
Mais meme s'il en avait consomme 10, le probleme se poserait en de meme termes : La dose lethale n'est pas en cause car au Gabon les quantites d'iboga prises sont de 20 a 50 fois plus importantes sans consequence mortifere !!
Alors de quoi est-il mort ?
A notre connaissance, c'est la consommation concomittante d'iboga et de drogues aux opiaces (cocaine, heroine,....) qui produit cet effet mortifere aux faibles doses. D'ou l'intéret de le pratiquer en milieu medicalement assiste pour s'assurer que le toxicomane est clean et qu'aucune substance n'est active dans son sang.
L'iboga tout seul a la toxicite de l'aspirine. Il faudrait en consommer en une seule prise de 70 a 150 cueilleres pour atteindre ce seuil, si on ne vomit pas !!
http://e-boga.com/eboga/racine/default.asp?page=2&id=320&num=944
Cette résolution est une preuve de plus, pour la légitimité que nous réclamons et une base de discution pour élaborer une réglementation afin de respecter notre droit religieux et, si cela est nécessaire, les impératifs de la santé publique.
Par ailleurs, je souhaite donner mon point de vue sur une question, qui souvent se transforme en affirmation : "l'Ayahuasca n'est pas pour les occidentaux ? !" Le Santo Daime donne une réponse claire sur ce sujet : l'Ordre du rituel du Santo Daime ( qui a comme Sacrement l'Ayahuasca ) est ouvert à tous les hommes et à toutes les femmes, qui le souhaitent, quelque soit leur origine, leur culture, leur religion, leur classe sociale.Il n'existe pas de discrimination spatiale ou temporelle pour communier avec le Santo Daime....qui accueille tous ceux qui le souhaitent, sous réserve de respecter ses régles, qui sont établies pour l'harmonie du travail spirituel !
Je préviens toujours ceux qui recherchent des sensations fortes ou des trips Psychédéliques.....vous serez déçus, car le Santo Daime est une école spirituelle, un chemin initiatique qui se pratique dans un cadre Traditionnel et chrétien et qui demande, respect, humilité ainsi qu'une aspiration noble et juste d'élévation spirituelle.
Claude Bauchet.
L’ayahuasca fait partie de l’arsenal thérapeutique des médecins-sorciers des Andes. Appelés chamans ou curanderos: les ayahuasqueros sont formés comme tous les chamans de la terre dans des conditions draconiennes ( quête des pouvoirs, l'ayahuasca étant la plante maîtresse ). À l’opposé de la conception médicale occidentale, les maladies sont d’origine magique.
Étant de « mauvaise foi », vous vous en doutez, je complète les propos de Claude Bauchet dévoré, lui, par la foi daïmiste par des données basiques sur Santo Daïme. Dans cette chapelle syncrétique non psychédélique - il est vrai, mais du genre hallucinogène - contrairement au chamanisme traditionnel il n’a y a pas d’esprit allié, de quête de pouvoirs, de plante qui enseigne. Se rf à ce que dit Claude Bauchet.
L’église de santo daïme a vu le jour au Brésil- partie amazonienne- au XXème siècle. Santo daïme est à classifier parmi les rituels de condomblé (originaire du Nigeria) et d’umbanda teintée d’éléments spiritualistes en provenance d’Angola et des peuples bantous, cultes d’origine africaine hérités de la sinistre époque de l’esclavage. Tous ces cultes ne sont pas hallucinogènes. Santo daïme reste une exception.
Au Brésil, la présence de Santo Daïme s’explique par la liberté de religion instaurée dans la Constitution différente de la France où la loi sur la laïcité prévaut et c’est d’ailleurs le seul pays où le DMT n’est pas prohibé. La reconnaissance de santo daïme est liée à un fait de société brésilien assez énigmatique pour la culture française: celui du spiritisme qui fait figure de grand mouvement spirituel au Brésil. La doctrine du spiritisme explique la médiumnité qui est la capacité à constituer un canal avec les esprits désincarnés. Comme dans le channeling du New Age.
Bien que les pratiques d’umbanda, de condomblé soient dans les mœurs au Brésil, d’aucuns dénoncent le culte de Santo Daïme. La journaliste argentine, Alicia Donia Castilla qui vit au Brésil considère cette chapelle de condomblé avec celle de l’Union Végétale comme des menaces pour l’intégrité physique, psychologique et sociale. Cela semble déjà une épopée au Brésil alors je me demande si l’importation de cet étrange culte brésilien ne serait pas en Europe l’importation d’un culte dénaturé. Car tout de même daïme ou ayahuasca, c’est du pareil au même: il y a du DMT, un stupéfiant prohibé non? Qu’est ce qui garantit le principe du « non primum nocere » en absorbant le daîme en dehors de ses rites ? La bonne foi?
Le rituel de santo daïme est à séparer de l’expérience du père jésuite interviewé dans le film d’Armand Bernardini. Il parle des rites des ayahuasqueros. On peut subodorer que cet homme d’église a ingéré le breuvage sacré pour s’intégrer la culture locale à l’instar d’un anthropologue qui se rend sur le terrain. Mais je doute fort qu’il ait depuis remplacé l’hostie par le daïme. Qu’il ait créé un nouveau mouvement religieux comme Maître Irénée, le gourou racine de santo daïme. L’impie et hérétique que je suis devant l’Éternité se pose la question de savoir si les prélats de Rome ont reconnu santo daïme. À l’instar des premiers chrétiens dévorés par les lions, il est fort dommage que les daïmistes français se en nouveaux martyrs parce qu’ils ne peuvent prendre leur hostie hallucinante librement en France. L’usage de la liane et du DMT stupéfiant sont interdits par la loi. Point barre.! C’est l’Affsaps qui a classé l’ayahuasca la liane du même nom - inconnue du biotope européen - sur la liste de stupéfiants. Seul l’était auparavant le DMT. Pour moi le fond du débat est: pour ou contre la dépénalisation des drogues? Et lesquelles? Et en question subsidiaire: de quel côté se situe la chasse aux sorcières?
Bien cordialement. NBT
http://www.susanblackmore.co.uk/Drugs/HAC03.htm
Qui pourrait confirmer qu'il y a de la DMT dans certains aliments et si oui, lesquels ? Aucas où il y en ai dans notre cerveau, comment on fait ? On remet en marche la Guillotine ?
Je vous cite : "Mais meme s'il en avait consomme 10, le probleme se poserait en de meme termes : La dose lethale n'est pas en cause car au Gabon les quantites d'iboga prises sont de 20 a 50 fois plus importantes sans consequence mortifere !"
VOUS AVEZ VU CA OU VOUS? Je crois qu'il faut vraiment faire attention à ne pas jeter des informations n'importe comment sur les "ondes". Merci.
2 liens sur la guerre de l’opium
http://fr.wikipedia.org/wiki/Premi%C3%A8re_guerre_de_l'opium
http://fr.wikipedia.org/wiki/Seconde_guerre_de_l%27opium
Bonne soirée. NBT
La légalisation de telle ou telle substance, ou dépénalisation de telles autres, n'est qu'un problème politique. (et absolument pas scientifique)
Veux t-on laisser les gens libres à leurs plaisirs et périls ou doit-on les infantiliser pour qu'ils comprennent enfin ce que chacun ou chacune doit faire à sa place et avec son dieu ?
Vous l'aurez compris, ma réponse est dans la question, ce qui m'évite d'écrire deux phrases.
Il y a une autre question importante à mes yeux. Peux t'on réduire une prise de "drogue" à une universalité. Personnellement, mon seul bad trip est consécutif à une prise trop importante de café. Doit'on interdire le café pour autant ? De quel droit nous permettons nous de juger les expériences de l'autre pour en tirer une loi ? (Celui qui me dit la loi de la majorité se prendra une balle, et il comprendra que l'unique peut forcer la décision^^)