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Vendredi 9 février 2007 5 09 /02 /2007 02:29

C’est ce que l’on appelle gâcher la fête. Alors que les responsables des forces de l’ordre du continent américain sont actuellement réunis à Los Angeles pour trouver un moyen de se débarrasser des Maras (lire ici ou ici), ces gangs de jeunes originaires d’Amérique centrale qui les empêchent de policer en rond depuis quelques années, un institut américain tout ce qu’il y a de plus sérieux leur a balancé hier une mini-bombe entre les pattes. Selon le rapport du Washington office on Latin America (Wola), la répression policière contre ces gangs violents ne fait que les renforcer.

Au Salvador, au Honduras et au Guatemala, «où ils sont une menace sérieuse pour la sécurité publique», «les réponses du gouvernement se sont concentrées sur des stratégies répressives. Cette stratégie a été contre-productive. L’étude montre que les gangs se sont organisés pour faire face à cette ligne dure de la police. La sécurité publique n’a pas été améliorée».

Face à ce constat, les experts, qui ont étudié pendant un an ces trois pays mais aussi le Nicaragua, le Mexique et les Etats-Unis (à Washington), prônent «une approche plus globale du problème ; l’implication de la police dans des actions de prévention mais aussi la mise en place de réponses citoyennes.»

Vu que la fine fleur de police américaine va très probablement ignorer ce rapport, les experts du Wola pourront toujours l'envoyer au ministère français de l’Intérieur.

Par Arnaud Aubron - Publié dans : drogues
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