Dimanche 8 avril 2007
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Et si l'alcool était plus dangereux que les amphétamines? Le tabac que le cannabis? Lorsque Lionel Jospin déclare, lors de la campagne de 2002, qu'un pétard chez soi est moins dangereux que de l'alcool avant de prendre sa voiture, il enfonce une portière ouverte pour l'immense majorités des fumeurs. Pourtant, l'affirmation fait alors débat et semble choquer l'opinion. C'est l'un des paradoxes de l'image que la plupart des gens se font des drogues: le statut légal ou non influe largement sur la perception de la dangerosité du produit.
C'est à cette distorsion que s'est attaqué un panel de chercheurs britanniques, qui a proposé le 24 mars dans The Lancet, une nouvelle classification des drogues (y compris légales) en fonction de leur dangerosité globale (voir tableau ci-dessus, les classes A, B et C correspondant au degré d'interdit). Bien évidemment, à l'arrivée le statut légal ne correspond pas du tout à la dangerosité. Si l'héroïne arrive "en tête", tabac et alcool sont dans la première moitié en termes de dangers, le cannabis onzième et l'ecstasy 18e. Des résultats d'autant plus crédibles qu'ils sont en tous points semblables à ceux de l'équipe française du Pr Bernard Roques. Dans son rapport sur La dangerosité des drogues publié en 1998, elle classait déjà l'alcool parmi les psychotropes les plus dangereux. Tout celà devrait fort logiquement amener à s'interroger sur le régime légal des psychotropes des deux côtés de la Manche.
En ce qui concerne la France, presque dix ans après le rapport Roques, rien n'a bougé.
Par Arnaud Aubron
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Publié dans : drogues
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sinon bravo pour ton blog, il est dans mes RSS favoris, continue comme ca ! :)
Merci de m'éclairer
Mais c'est vrai qu'il n'y a pas l'explication de l'échelle.
Selon mon expérience, il me parait évident que 150mg à 200mg d'ecstasy (MDMA only) pris, à de rares occasions, dans le respect de ses propriétés entactogènes, dans le but de consolider davantage une relation (amoureuse par ex?) ou de se débarasser d'un choc post traumatique (angoisses issus du passage à l'age adulte par ex?) dans le cadre d'une démarche thérapeutique n'a, sans doute aucun, beaucoup plus d'impact positif sur nos existences que le fait de fumer ses 10 clopes/jour.
Et maintenant il semblerait que le MDMA fasse partie des drogues les moins dangereuses! Ca ne m'étonne carrément pas et n'etonnera certainement pas les personnes qui utilisent ce genre de produit comme un "outil"!
Malheureusement le risque majeur des drogues est aussi lié à une synergie entre les propriétés du produit (souvent déviées des propriétés initiales) et un mode de consommation devenu populaire et à risque en partie à cause de son illégalité justement.
Les 150 mg, voire 200, de MDMA évoqués par "JF" me semblent décalés ! Pour être clair, c'est beaucoup. D'autres personnes, que moi sont certainement plus compétentes... c'est bien là aussi on l'on retrouve le sens, la place, de la parole des usagers, seuls ou en association, leur existence en france, la parole publique, les nouvelles dispositions législatives...